Ce soir, petit moment livres !
Ce matin, j'ai fini un livre absolument génial (commencé la veille, c'est dire!). Il s'agit de De la supériorité des femmes d'Alexandre
Lacroix. Très honnètement, je n'ai acheté ce livre que pour le titre. Je le trouvais pertinent et... assez flatteur, surtout sorti de la bouche d'un homme. Vendu!
Ce roman est à la base original. C'est l'anti-conte de fée typique. Ou, encore plus effrayant, l'après. La rupture. Ce mot qui fait peur, encore plus à notre époque où le couple se trouve
fragilisé voire détruit au moindre coup de vent. Un livre sur ce thème ne peut donc qu'être grave. Triste. En bref, les filles préparent tout un stock de paquets de mouchoirs
lorsqu'elles lisent ce type d'ouvrages. Mais là, aussi incroyable que cela puisse parraitre, ce livre ne rend pas triste. Et ne mettez pas ça sur le compte d'une froideur sentimentale quelconque,
vous avez plutot affaire à une ultra-sensible. Donc, ce livre ne vous plombe pas le moral, ce qui, en soi, est déja un petit miracle.
Je vais vous résumer brièvement l'histoire (que le début, je ne vais pas vous gacher votre lecture, pas d'inquiètude!). Nous suivons la vie pendant deux mois d'Alexandre (oui, le récit est
autobiographique), jeune trentenaire, durant sa séparation en plusieurs étapes avec Mathilde, la mère de son fils. Le tout écrit avec une plume assez cynique et des mots assez crus, surtout
en matière de sexe. Donc, âmes sensibles s'abstenir. Pour tous les autres, foncez les yeux fermés!
Quelques petites citations pour conclure...
"Improvisons notre vie, mais soyons amoureux."
"Tiens, c'est comme ce qu'on entend aujourd'hui sur l'amour fusionnel. C'est le grand truc maintenant, dans les magazines féminins, chez les psys de bas étages de dire que l'amour doit pas être
trop fusionnel. Il faudrait éviter les relations de dépendance, les grandes passions exclusives. L'idéal, ce serait que chacun garde son quant-à-soi, son petit jardin secret. Foutaises... Comme
si l'amour pouvait être autre chose que la recherche de la fusion absolue. Parler d'amour non fusionnel, c'est comme parler de haine affectueuse."
"Maintenant je me méfie de l'idéal de perfection. On cherche à construire une forteresse pour se protéger. Mais, à trop fuir les imprévis, la rumeur et la vulgarité du monde, on finit par
étouffer. Moi, aujourd'hui, je poursuis un autre but... J'aimerais avoir à la fois un maximum de liberté, de mobilité..."
"La fin de l'amour n'est pas un évènement abstrait. Ce n'est pas comme s'il y avait une entité spécifique suspendue dans le ciel tel un ballon d'hélium, l'amour, qui se serait envolée. Si ce
n'était que cela, personne ne remarquerait sa disparition. Non, quand vous cessez d'aimeur l'autre, tout ce qu'il dit, ce qu'il fait -aussi insignifiants soient ses agissements- vous semble sot,
déplaisant, insupportable, dirigé contre vous."
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